Après le fiord de Killary (« un fiord en Irlande ?!? » : oui, allez lire l’épisode précédent si vous n’avez pas tout suivi !), on découvre un paysage de montagnes superbe. On grimpe doucement et on fini la journée en posant la tente dans la forêt, à côté de chez une petite mamie, avec qui nous n’échangeons que quelques mots.
Nous sommes en bas de la montée au col Sheffry Pass : de 10m d’altitude à 190m en 8kms. Il fait beau, nous sommes quasiment seuls sur la route, la montée est toute douce, les paysages autour de nous magnifiques et pour les premiers kilomètres nous pédalons tous les 5 🤩.
Après la pause déjeuner, on sait que le dénivelé va se corser. Le début d’après-midi n’est pas simple, la montée au col a des pentes très raides (bien 10%) qui cassent les jambes. Alice pousse son vélo à pied et dit qu’elle n’en peut plus, Julia est grognon aussi… Un stop à un superbe point de vue et des moutons sur la route aident à redonner un peu de motivation pour les derniers mètres, qui sont également moins raides. Et finalement…. nous voilà au col !











S’ensuit une longue descente. Les 23 kilomètres qu’il nous reste pour arriver au camping de Westport se font plutôt facilement. On fait l’école en pédalant sous forme d’interrogation orale : les filles, enchantées par cette formule nouvelle, sont bien efficaces !
Au camping de Westport, nous restons 5 nuits. C’est un temps de repos, de jeux (avec toujours notre heure de classe par jour). Les enfants préparent des dessins pour les anniversaires à venir dans la famille, jouent ensemble.
Après les dernières journées bien intenses à vélo dans des conditions pas toujours évidentes, c’est un temps long où tout le monde se met au ralenti. Après du repos, on saisit l’occasion d’être en ville pour aller chez le coiffeur et se promener à vélo sans sacoches dans les environs ; mais aussi pour aller écouter de la musique irlandaise dans les pubs ou s’amuser un parc d’attractions avec toboggans, escalades et filets dans les airs.
Il pleut encore un peu parfois (mais nettement moins que ce que nous avons pu avoir les derniers jours de vélo) mais nous avons une pièce de vie agréable pour s’abriter.










Dimanche 7 septembre, nous nous mettons en route pour aller à Dublin, en train.
Notre premier trajet en train irlandais avait été très facile : trop ? En tout cas, c’est là une autre paire de manches ! Nous n’avions pas pu réserver de places pour les vélos, le contrôleur nous dit qu’il n’y a plus de place, qu’on ne montra pas dans ce train. Ok, mais là il n’y a pas trop d’autres alternatives pour nous ! … 😰 Je (Estelle) tente le tout pour le tout et retourne le voir pour insister. J’argumente, j’explique (bel exercice d’anglais!), j’use de la carte de ne pas savoir car on est français… j’insiste… il me dit finalement d’attendre 1 min… et revient en me disant que son chef est ok ! Ouuufff !! On a eu chaud !
3h de train, puis 7 kms de vélo plus tard, nous arrivons chez Paola, la maman de Mark, un Warmshowers qu’on a accueilli à Nantes l’an dernier. Nous sommes superbement accueilli par Paola (et son chien Nugget qui fait le bonheur des enfants) et profitons d’un vrai lit pour 2 nuits. Nous sommes également invités à dîner chez la sœur de Paola qui nous cuisine un excellent repas et a acheté de quoi faire de la peinture pour occuper les enfants.






Nos sacoches posées, nous pouvons visiter Dublin tranquillement. En ville, on remarque partout les belles maisons en briques rouges et les pistes cyclables nombreuses. Quand le soleil est là nous profitons des grands et beaux parcs, de leurs aires de jeux (et de leurs écureuils !). Quand la pluie est de retour, nous allons nous abriter à Dublinia, le musée des vikings et de la construction de Dublin par les Vikings jusqu’au moyen âge : intéressant et bien interactif pour les enfants !









Nous croisons une manifestations de soutien à la Palestine et Gaza, comme nous en avions vu une aussi à Galway. Et en effet, partout en Irlande, nous voyons des drapeaux palestiniens, des mots de soutien. On se demande « Et en France, ça bouge pareil ou pas ? »…
Nous allons ensuite chez Andrea et Neil (et leurs enfants Padraig, Declan et Eibhlin (prononcer » Evelyn »)) qu’on a rencontré au camping de Miltown Malbay.
À nouveau, nous avons un magnifique accueil ! Tout le voisinage a été prévenu de notre arrivée (« The French are coming !« 😅) et nous plantons la tente dans le jardin de leurs voisins. La rue est une impasse qui permet aux enfants de jouer ou faire du vélo dans la rue sans problème. Nos enfants se mêlent avec une facilité étonnante à cette joyeuse ambiance ! C’est la première fois qu’ils arrivent à jouer autant avec des enfants non francophones, ça nous fait très plaisir de les voir ainsi.
Avec eux, nous allons visiter l’école de leurs enfants, un matin avant l’arrivée des élèves (pour y aller sur un temps scolaire, il nous aurait fallu des autorisations particulières que nous n’avions pas le temps de demander) : les photos et les infos sur l’école en Irlande très vite !
Erwan et Julia apprennent à cuisiner des scones : miaamm !! (et on a récupéré la recette originale, dites-nous en commentaires si vous la voulez 😋).









Andrea organise un petit goûter d’anniversaire pour les 9 ans d’Alice avec les enfants du quartier, puis un petit dîner d’anniversaire pour moi (mes 21 ans bien sûr ! 😆)
Thomas profite de Dublin pour aller à un atelier d’auto-réparation pour son vélo : un atelier où on est encadré pour réparer soi-même son vélo. On apprend tout en faisant ! Il en existe beaucoup et ce n’est pas toujours connu : si la prochaine fois que vous aviez à faire des réparations ou des vérifications sur votre vélos, vous alliez à un de ces ateliers près de chez vous, vous aussi ?! C’est chouette et ça se passe souvent dans une super ambiance !





Nous repartons le vendredi 12 septembre (à 8h du matin, pour cause de train tôt…) le cœur serré après ces beaux moments d’échanges. Les filles aussi sont tristes de partir : même sans parler la même langue, elles se sont fait une amie ici ! Merci encore pour ce super accueil !! On espère vous revoir !
Je termine par ce dicton Irlandais que m’a appris Andrea :
« Si tu n’aimes pas le temps irlandais, attends 5 min, ça va passer » 😆


