Après la Sardaigne, nous avons prévu d’aller en Grèce. Mais entre les deux, il faut traverser la botte de l’Italie !

Résumé d’un passage de quelques jours en Italie continentale…

Avec la tempête que nous avons le dernier jour en Sardaigne, nous nous doutons que la traversée ne sera des plus calmes. Et c’était sans compter notre cabine qui est… tout à l’avant du bateau ! On sent bien les creux de 4 mètres et notre cabine prend même un peu l’eau quand les vagues sont trop fortes ! 😅

Au petit matin, la mer est plate, le soleil de retour. On s’approche de Naples où le Vésuve a été recouvert d’une fine couche de neige pendant la nuit. Trop stylé !

Ah, Naples ! Ses pavés, ses voitures qui conduisent un peu n’importe comment et s’arrêtent n’importe où, ses déchets… En un sens, on n’est pas perdu : ça nous rappelle le Maroc ! Bon, Naples c’est aussi le Vésuve qui nous surplombe, où que l’on soit : on se sent tout petit ! Et preuve des éruptions passées, le sable de la plage est très noir : c’est beau !

Nous ne visitons pas Naples mais partons directement en direction de Pompéi, où nous passons 3 nuits en camping. Nous passons une journée entière sur le site archéologique : c’était l’un des objectifs du voyage : « aller voir les gens morts » ! 😅 (pour ceux qui n’ont pas la référence, c’est par là : vidéo « Un an à vélo, présenté par Alice, 8 ans. »). Les enfants apprécient vraiment le lieu, grâce aux liens qu’ils font avec les romans lus (La cabane Magique – Panique à Pompéi, par exemple !), et les audioguides qui sont plutôt bien faits. À aucun moment ils ne râlent qu’ils en ont marre, c’est une très chouette journée !
L’état de conservation de ce lieu est impressionnant (les peintures, les mosaïques, les échoppes…). On perçoit vraiment comment pouvait être une ville romaine : la meilleure de toutes les leçons d’Histoire sur l’époque romaine ! L’espace d’exposition sur l’éruption et les moulages est bien fait également, et marquant.

Nous voulions ensuite aller randonner sur le Vésuve mais nous avons découvert qu’il fallait réserver… et au moins 10 jours à l’avance ! Nous prenons cette journée pour juste se reposer et ne rien faire. Ça fait du bien aussi parfois !

Depuis Pompéi, nous pédalons ensuite 50kms jusqu’à Caserta ; nous contournons le Vésuve pendant toute la journée.

On redoutait un peu de pédaler autour de cette énorme ville de Naples. Finalement, nous en gardons de très bons souvenirs ! Le contact avec les locaux est super chaleureux. Nous sommes surpris d’avoir régulièrement des gens qui nous encouragent (pouce levé, klaxon sympa) ou qui nous disent bravo. Et nous recevons ce jour-là plein de choses à manger : un demi gâteau à la crème d’un petit couple qui fêtait un anniversaire à côté de nous ; des Kinder Bueno par des anciens qu’on croise dans un village ; et un gros sac de gourmandises par Dario, un homme qui voulait absolument nous offrir quelque chose car il est handicapé et voir notre famille dans cette aventure le rend très ému !

Nous redoutions d’être dans un environnement uniquement urbain, et finalement nous pédalons pas mal dans la campagne : petites routes voire chemins, au milieu des noisetiers et des champs fleuris, zones agricoles mais aussi petites villes.

A Caserta, on arrive à 19h, à l’aire de camping-car qu’on avait repérée : le gardien nous interdit l’accès, il ne peut pas accueillir de tente. Aïe, où se poser ? La nuit est en train de tomber, les enfants sont crevés et on est en ville, là… On s’éloigne un peu et on fini par poser la tente à la frontale dans un champ pas trop loin. Histoire d’en rajouter une couche à cette journée un peu interminable, un bel orage commence au moment où les enfants se couchent ! Et à 1h du matin, nous sommes réveillés par la tente qui est en train de se décrocher (la terre, gorgée d’eau par l’orage, ne tient plus nos sardines…) ; toutes les affaires dans l’auvent sont trempées… 🤯 On éponge, raccroche la tente et retourne se coucher.

Quand le réveil sonne à 7h, les yeux ont un peu du mal à s’ouvrir !

Pourtant, il faut s’activer car nous prenons le train à 9h pour traverser la « botte » italienne : direction Bari ! Les contrôleurs, sur le quai et à bord du train, sont adorables ! Souvent dans les trains, les contrôleurs sont inquiets de tout notre barda à faire rentrer et pas toujours agréables. Là, ils nous accompagnent pour que tout se passe au mieux avec les vélos, et nous facilitent clairement la tâche ! Merciiii !

4h plus tard, nous voilà à Bari : nous sommes venus là pour prendre le ferry pour aller en Grèce ! Le départ étant en fin de journée, on a juste le temps de passer à un lavomatic pour passer au sèche-linge toutes nos affaires du auvent mouillées cette nuit.

Tout s’enchaine rapidement ensuite et nous nous installons dans le ferry.

On dort dans les salles communes (tarif « pont » car les sièges et cabines sont hors de prix) ; alors ça se corse un peu au coucher quand l’équipage nous dit qu’on ne peut pas éteindre la télé, ni même baisser les lumières (là j’ai le droit à la meilleure excuse du monde/foutage de g@#¨- : « c’est pour la sécurité, c’est pour que les autres bateaux nous voient » 😲). Bref, on bidouille tant bien que mal une sorte de cabane pour abriter les enfants de la lumière blafarde, et ils finissent par s’endormir… d’épuisement !

Les enfants dorment jusqu’à 7h et n’entendent même pas les appels audio et les gens qui passent à côté de nous à 5h pour l’arrêt à Igoumenitsa, au nord de la Grèce. A 13h, encore fatigués, on arrive à Patras ! Fatigués, mais heureux d’être en Grèce !

Les parents de Thomas nous rejoignent à la sortie du bateau avec leur camping-car, à la surprise des enfants ! (ils savaient qu’on aller les retrouver mais ils pensaient que ça serait le soir)

C’est la début d’un changement de rythme pendant 15 jours dans notre voyage.

Je vous raconte ça bientôt !

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