Nous arrivons en Grèce à Patras, le 1er avril. Les parents de Thomas nous attendent à la sortie du bateau avec leur camping-car ; ce n’est pas un poisson d’avril, mais plutôt une chouette surprise pour les enfants !
Nous mettons toutes nos sacoches dans le camping-car, nos enfants y prennent place avec beaucoup de joie ; Thomas et moi partons avec Papou, en mode vélo léger.




Nous passons 10 jours sur ce mode : sans sacoches et en pédalant avec Papou. Les enfants pédalent quand ils en ont envie : Julia est la plus motivée et fait au moins une demi-journée chaque jour, Alice vient avec nous de temps en temps, et Erwan – trop content d’avoir plus de place que dans sa carriole – ne lâche pas d’une semelle le camping-car. Le chauffeur est Mamou, et on se retrouve le midi et le soir (pendant la période, elle porte aussi les casquettes de cuisinière, animatrice pour enfants, maîtresse,…).




Nous longeons la côte du Péloponnèse en allant vers le sud jusqu’à la superbe baie de Pylos, puis traversons en direction de Kalamata – jusqu’à Petalídi exactement.
Les premiers jours, les routes ne sont pas très intéressantes, l’environnement très agricole. Des kilomètres de serres… Beaucoup de plantations de melon, pastèque apparemment, mais on reconnaît aussi des pieds de fraisiers, d’aubergine ou de concombres, entre autres. Après quelques jours, l’environnement devient plus sympa. On passe par des routes de campagne sans trop de circulation au milieu des oliviers, des petits chemins, des forêts, des canaux, etc.














Grâce au fait de n’avoir que le minimum de chargement, nous pouvons emprunter des chemins différents de d’habitude, plus caillouteux ou techniques. Ça change, on s’éclate ! Même sans chargement, ça reste sportif de grimper les montées caillouteuses, mais quelle belle récompense quand on arrive au point de vue !










Tous les jours au bord des routes, nous sommes entourées d’oliviers, citronniers ou orangers. Régulièrement, une délicieuse odeur de fleurs d’oranger vient chatouiller nos narines et nous embaume le chemin. Souvent même, c’est l’odeur de fleurs d’oranger qui nous fait lever la tête pour chercher l’arbre responsable de cette effluve. Si on devait associer à notre passage en Grèce une odeur, ça serait celle-là : la fleur d’oranger !

Les fleurs sont là par milliers : le printemps est très riche en Grèce ! Fleurs, oiseaux, insectes, tous très nombreux et variés. Une nature belle, qui fait du bien, où les 5 sens sont en éveil. C’est beau, mais on sait aussi que c’est fragile, et le plaisir de la contempler nous rappelle l’importance de la protéger.







Côté météo… Les premiers jours sont pluvieux (la fin d’une tempête : la même qui nous a fait se décrocher notre tente en pleine nuit en Italie – cf épisode précédent !). C’est vraiment confortable de pouvoir être au chaud et au sec pour les repas ! La suite est plus ensoleillée. Ces pluies récentes transforment parfois le chemin en mini-piscine, où Julia adore faire des passages à gué sur son vélo.




Conséquence également des pluies récentes, le camping-car s’embourbe deux fois, sur des places de camping. C’est là qu’on se dit que (même si le camping-car apporte un peu de confort), c’est quand même pas mal le vélo : c’est bien plus simple d’affronter les terrains mous, et un désembourbement en vélo se fait à coup de grattage au bâton et non à coup de tracteur du voisin (bon, ok, les enfants étaient contents de cette expérience « tracteur », mais quand même ! 😅).



Quand il fait beau, nous pouvons profiter des plages qui ponctuent régulièrement notre route. Sur ces plages, les constructions des enfants (parfois aidés par Thomas) deviennent de plus en plus élaborées : barrages, pont, etc.
Lors d’une sortie tous ensemble à la baie de Pylos, les eaux chaudes de la baie nous offrent d’observer une seiche (en train de manger un poisson mort) et une pieuvre très curieuse, qui vient nous observer tout autant qu’on l’observe. Un petit moment suspendu hors du temps, dans un cadre magnifique !










Sur la route, nous avons deux fois des chiens qui nous accompagnent : mais pas du tout en mode énervé, hein ! En mode « contents de se promener avec nous » (cela nous rappelle des souvenirs d’il y a 11 ans, en Grèce aussi !). La première fois, c’est 4 chiens errants qui font 20 km avec nous : incroyable ! Ils nous attendent quand on fait des pauses et sont vraiment sympas avec nous. On les récompense de quelques caresses… et même de quelques biscuits à l’heure du goûter. Julia qui pédale avec nous est aux anges ! La 2ème fois, un chien nous suit 10 km jusqu’à pause déjeuner.






Ça, c’était le côté « fun » des chiens en Grèce. On n’a pas eu de chiens errants agressifs (comme ça peut être le cas dans les montagnes grecques à priori). Par contre, on a eu l’impression que tout le monde a un chien et qu’ils les dressent à surveiller les propriétés : qu’est-ce qu’on s’est fait aboyé dessus en passant devant les fermes et les jardins ! Vraiment pas très agréable !
Côté nuits, la Grèce nous offre de jolis bivouacs : en bord de mer, de lac, ou parfois entre les oliviers. Sur ces 10 jours, nous faisons également des journées de repos en camping (en bord de mer).





Un des passages en camping nous permet de faire un peu de tourisme : OIympie ! Pendant plus de 1000 ans (de 776 avant J.-C. à l’an 393) les Jeux Olympiques ont eu lieu ici tous les 4 ans.
Une montée raide mais courte nous permet d’atteindre le très chouette camping de Diane et de profiter du lieu le lendemain matin. Le site d’Olympie est immense ! Certes, il y a beaucoup de pierres par terre, mais les enfants arrivent à se projeter avec un peu de mise en scène (et en se souvenant de « Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques » relu récemment). Ils aiment particulièrement la piste de course et le musée archéologique.






A Kyparissía puis à nouveau à Kalamata, les vélos nécessitent pas mal d’entretien. C’est dingue quand on se souvient qu’il y a 11 ans nous avions eu besoin de faire très peu de réparations et d’entretiens des vélos… Mais nous portons cette année plus de poids : les vélos « fatiguent » nettement plus vite !
On pourrait croire que cet entretien empêche les mauvaises surprises techniques, n’est-ce pas ? Même pas ! Lors de la dernière journée d’itinérance avec le camping-car des parents, Thomas a sa patte de dérailleur qui se rompt. Aïe, impossible de pédaler, ni de réparer sans une nouvelle pièce (et forcément, nous n’en avions pas pris avec nous !). Heureusement, nous enchaînons sur une semaine de vacances dans notre voyage – en maison et avec la sœur de Thomas. Cela devrait suffire à commander la pièce et faire la livraison… mais c’était sans compter que c’est la semaine de la Pâques orthodoxe et que, même en temps normal, le service postal grec n’est vraiment pas rapide ! Thomas devra donc repartir le vendredi de Petalídi (là où nous passons la semaine) en bus avec Erwan, pendant que Estelle, Alice et Julia pédalent sur les 35kms qui nous séparent de Kalamata (c’est la première journée du voyage que nous pédalons sans être au complet !).




Mais avant ça, nous passons une semaine très chouette. Les enfants retrouvent leur cousins, c’est le bonheur ! On loue une voiture (oh, ça roule vite !) pour aller faire des promenades et du tourisme dans les environs :
- Cascades de Polylimnio,




- Site archéologique de Messènes,




- Visite de Kalamata (et son excellent marché de petits producteurs !)


- Ville et côte autour de Koróni,




Ces premières semaines en Grèce nous auront fait du bien. Dans un grand voyage comme le nôtre, avec un quotidien intense, cela fait du bien d’avoir des périodes où le rythme varie, où la logistique du quotidien est moins prenante, plus facile.
Nous repartons les batteries rechargées, prêts à affronter les gros dénivelés de la suite du Péloponnèse.
Enfin ça, ça sera quand la patte de dérailleur aura été livrée. Quand nous repartons de Petalidi le 17 avril, nous ne savons pas exactement quand elle arrivera… A suivre !



Les commentaires sont toujours aussi agréables à découvrir et cela nous rappelle des souvenirs qui je pense le resterons aussi toujours pour vous