Après une semaine de vacances en maison à Petalidi (Grèce), nous avons rejoins Kalamata, à 30 km de là. Comme expliqué précédemment, Thomas a cassé sa patte de dérailleur et nous ne pouvons pas repartir avant la livraison ; elle est annoncé pour le samedi 18 avril.
Au camping de Kalamata, nous rencontrons Maël, Charlotte et Elie (5 ans et demi), une famille française qui voyage en fourgon. On passe une super soirée puis une super journée le lendemain à la plage. Ensemble, on voit même nos premières tortues marines ; ou plus précisément même deux tortues de mer (en train de s’accoupler et que les vagues ramènent progressivement vers le bord). C’est de ce moment magique que vient l’idée à Alice de faire un exposé sur les tortues Caouane.




Toute la journée du samedi, on espère la livraison de cette fameuse patte de dérailleur… mais elle n’arrive pas. Nous sommes bloqués jusqu’à au moins lundi. Le camping est en bord de mer et la ville de Kalamata très agréable : il y a clairement pire endroit pour être bloqué !
Sur ce petit weekend de repos forcé, on profite des aires de jeux et du parc du centre-ville où sont exposés des vieux trains, on mange nos premières pita (qui deviendront un classique sur les prochaines semaines grecques), et on fait plein de Kems, jeu de cartes que les enfants ont découvert avec leurs cousins.
Le lundi, sur les premières heures de la journée, toujours aucun signe de notre fameuse pièce. Rhaa ! On décide de rester là, surtout qu’aujourd’hui c’est… l’anniversaire d’Erwan !


Finalement à 12h30, nous recevons un message comme quoi la pièce a été livrée ! On maintient notre programme et on profite de cette belle journée où Erwan souffle ses 5 bougies ! Thomas termine les dernières réparations sur les vélos et on se délecte encore une dernière fois de la plage juste en face, avec une petite baignade.
Mardi 21 avril, nous pouvons (enfin!) reprendre la route ! Et pas n’importe laquelle ! Les deux journées qui suivent sont très physiques… mais magnifiques ! Nous longeons la côte du Magne, le 2ème « doigt » de cette région du Péloponnèse : ça grimpe ! 20 km de montée et 610m de dénivelé positif le premier jour. Il fait chaud mais des pauses régulières permettent d’éviter la surchauffe. Les filles sont super courageuses et pédalent sans (trop) râler. Une bonne glace au goûter nous donne un coup de boost pour les 4 derniers kilomètres de montée (que les deux plus jeunes pédalent en autonomie). Puis magnifique redescente jusqu’à la mer, où on trouve un bivouac génial face à la mer, agrémenté de rencontres d’autres voyageurs.












Le deuxième jour, le début est plutôt facile et la pause déjeuner / baignade nous fait du bien. Par contre, l’après-midi nous fait affronter une côte de 7 km en plein cagnard, avec des dénivelés un peu fort. Là, on est à la limite de la surchauffe et on peine à avancer ! Heureusement la solidarité se met en marche ; Erwan et Julia (qui n’ont pas leur vélo à gérer) poussent ou tirent les autres : cette belle entraide spontanée redonne le sourire. Et comme souvent, après l’effort vient le réconfort : on atterri le soir – un peu par hasard – sur un terrain de football à côté d’une vieille église du 13ème siècle et d’un théâtre de 2013 mais construit comme un théâtre antique avec une vue à couper le souffle ! C’est splendide !




















Le lendemain, la pluie s’invite dans notre voyage : désagréable, mais on sait que ça ne va pas durer ; ce n’est pas pareil que les journées de pluies successives de l’Irlande (en août !😩) ou d’Espagne (en décembre).
Après quelques jolis villages traversés sur les hauteurs, on pose le bivouac pour deux nuits sur une aire de bivouac / parking, proposé gratuitement par une taverne voisine dans une très jolie crique.










Maël, Charlotte et Elie (les voyageurs rencontrés à Kalamata) nous rejoignent ; on commence ensuite trois jours d’itinérance avec eux. On affronte encore de beaux dénivelés ; ils nous prennent nos sacoches dans le fourgon, alors c’est moins difficile. Moins difficile, mais pas facile-facile non plus ! Selon la fatigue des troupes, ça râle plus ou moins. On découvre alors le pouvoir « hypnotisant » des podcasts sur nos deux filles pour grimper les côtes sans presque s’en rendre compte. Impressionnant ! Leur favori : les « Petit Vulgaire« , un podcast de vulgarisation scientifique pour les enfants.
Aeropolis, Loukadika, Kotronas, Skoutari… de la côte ouest vers la côte est du Magne. Partout où nous passons, nos yeux sont attirés par de beaux paysages… et on a se trouve de superbes bivouacs !
















On ne fait pas beaucoup de kilomètre chaque jour, on prend le temps. On partage de très chouettes moments avec l’autre famille, on échange sur nos expériences de voyage, mais aussi sur les galères d’être parents-voyageurs et de gérer nos enfants H24, etc. On rigole beaucoup, ça fait tellement de bien ! Les enfants jouent ensemble, dans la terre, dans le sable, aux Playmobils… On cuisine tous ensemble, enfants compris. Bref, juste quelques jours mais qui nous apportent beaucoup.
Après une période comme ça, il est toujours difficile de se quitter. On répète souvent aux enfants que se quitter, c’est aller vers d’autres rencontres et qu’il faut savoir repartir…
Et en effet : après quelques kilomètres, on s’arrête au camping à proximité de Gythio. Entre la piscine et la méga aire de jeux (oui, ce camping est vraiment extra !), on rencontre une famille française en voyage en camping-car pour 6 mois : Céline et Clément, avec Oscar 6 ans et Alba 3 ans. Un gros coup de cœur pour les enfants et les parents.


Le lendemain, on n’a pas d’autre choix que de (déjà!) leur dire au revoir : nous avons nos places réservées dans un ferry pour cet après-midi au port de Gythio, en direction de… la Crète ! Mais ce n’est qu’un au revoir avec ces nouveaux amis-voyageurs.



La Crète nous réserve quelques belles surprises. Alors en route, ou plutôt… en bateau !


C’est vraiment un plaisir de découvrir votre périple et vos belles photos