Germany: autumn version!

After the first part of our visit to Germany, here is the rest!

L’arrivée de l’automne

1er septembre, le temps change brutalement… il fait froid et il pleut !
Le soir, en cherchant à poser le bivouac au bord de petits lacs, on tombe sur une tribu de ragondins pas peureux du tout ; et même plutôt curieux ! Bon, la nuit promet d’être agitée avec eux, allons plus loin ! On pose la tente au bord d’une rivière où notre premier feu de la saison nous réchauffe.
La route continue le lendemain en direction du sud, avec un temps couvert, froid, et parfois pluvieux.

Promenade en campagne

Si le beau temps n’est pas au rendez-vous, l’endroit est par contre très agréable : on passe de villages en villages, et sur le sommet des collines environnantes il y a un régulièrement des petits châteaux. Le paysage devient plus vallonné ; c’est bien agréable après le plat que nous avions depuis… Saint Petersbourg !

Maintenant que le temps est plutôt automnal, on recherche les abris. L’application maps.me nous aide énormément en indiquant quelques “refuges” pour la nuit. Ça permet au moins d’avoir une table et parfois même un toit.
Un bivouac sera même l’occasion d’une partie de pêche ! Un autre, équipé d’un barbecue sera l’occasion de tester la recette du pain au feu de bois donné par Kris et Amélie, d’autres cyclos. On poussera le truc jusqu’à faire une autre fois du pain dans un mini four de notre création au milieu du feu de camp du soir suivant !
Bref, on profite bien ! D’ailleurs les feux de camp le soir, ça nous sauve nos soirées : avec le soleil qui se couche maintenant à moins de 20h, il fait froid et sans ça, on serait bien couchés à 20h30 ! Et puis ça permet aussi de se réchauffer après le bain dans la rivière froide !

Le midi c’est souvent moins génial, avec des abris-bus pas toujours réjouissants. Bref, on renfile polaire, pantalon de pluie et veste goretex pour rouler et on retrouve des sensations oubliées de nos coups de pédale en Grèce et en Turquie…

Mais malgré tout, c’est toujours un énorme plaisir d’être au milieu de la nature en vélo, de traverser champs, forêts, villages et de passer même au milieu de fermes. C’est l’occasion d’apercevoir quelques biches à l’orée d’un bois ou d’un champ de maïs.
Les narines sont aussi stimulées : de l’odeur de forêt à celle de l’épandage ou de l’ensilage. Et du côté des 5 sens, même le goût est mis en jeu : les pommes le long des pistes cyclables, mais surtout les patates d’un champs qui a été récolté, mais où les hors-normes ont été laissées de côté : à nous un bon repas de patates gratuites !

Entre tourisme et rencontres

Nous aimons passer en vélos à travers les villes, observer et sentir l’ambiance qu’il y a. Et quelques unes sont vraiment sympa.
Il y a Hof, qui était une ville frontière à l’époque de l’Allemagne de l’Est et qui s’est développée avec l’afflux des migrants. Nous y sommes accueillis chez Raimund et Eva, warmshower adorables. On discute beaucoup, dans un joyeux mélange anglais-français-allemand. Raimund nous fait visiter la ville en vélo et nous raconte un peu l’histoire du coin.
Belle ville, mais pleine de pavés… qui seront la souffrance de notre ordinateur… Il ne s’en remettra pas ! 🙁
Il y a Bayreuth, la ville de Wagner. Un vieux centre plein de beaux et vieux bâtiments, un petit château et son jardin.
Et puis tant d’autres, moins connues mais toujours des centres historiques hyper bien rénovés : Creussen, Konigstein et ses sources naturelles, Amberg, Landshut… Et plus gros et connu, Regensburg (Ratisbonne) qui nous fait penser à Rouen avec ses églises, ses bâtiments moyen-ageux, sa cathédrale (aux superbes vitraux), ses rues pavés…

Juste avant Munich nous nous arrêtons dans la colocation un autre warmshower, Jonas. Il a le projet de partir pour un voyage à vélo à durée indéterminée alors autant vous dire qu’on ne manque pas de sujet de discussion !

Munich

Après ce trajet, nous voilà dans la capitale de la Bavière. Encore des retrouvailles avec les copains ! Trop chouette ! Et au lieu des 6 prévus, nous sommes 7, avec une invité surprise !

Nous faisons du tourisme, avec la visite de la ville ; et la visite du camp de concentration de Dachau : pas très joyeux forcément, mais très intéressant et important dans notre histoire.

Mais bon, qui dit retrouvailles dit forcément fête et bonne humeur ! Surtout que ça tombe sur le weekend de mon anniversaire et de celui d’Oriane, amie depuis presque 20 ans !

En route pour les Alpes

Après ces 3 jours super, c’est un peu dur de reprendre la route à vélo.
On est contents de pédaler quand même, mais dans notre tête, Munich était un peu le début du retour. On part vers le sud en longeant le fleuve : on est sur les traces de nos vacances d’il y a 2 ans… où Thomas m’a demandé en mariage ! On reconnaît certains endroits, c’est rigolo.
Mais ce lundi de reprise est froid et pluvieux, ça n’aide pas à être de bonne humeur après un si bon weekend ! En fin de journée, le soleil sort des nuages, et en même temps les Alpes apparaissent ! Une belle récompense après une journée pourrie !

Le mardi 15 septembre, on est au bord des Alpes, et on attaque la grimpette ! Déjà les maisons nous font nous sentir en pleine montagne, avec leur structure en bois et leurs géraniums aux fenêtres.
En fin de matinée, on s’apprête à prendre une route quand un monsieur à vélo nous dit que c’est trop dur et pentu… on réfléchit, on hésite… et on y va quand même ! 4 kms de montée plus tard, nous sommes sur un superbe plateau ! Pour une montée annoncée impossible… presque les doigts dans le nez ! (Rhô les crâneurs !)
On se sent bien au milieu des montagnes. On longe un long moment une rivière dont le lit immense nous laisse imaginer ce qu’elle doit être à la fonte des neiges. Dans l’après-midi, nous attaquons à nouveau 7 ou 8 kms de montée… et nous voilà en Autriche !!
Le col est encore 500m plus loin, à notre grande surprise. En route pour une belle descente et la découverte de cette partie du Tirol !

Divers :

  • Sur la route en Allemagne : les conducteur sont habitués aux vélos ; du coup ils sont très prudents et prennent (presque) toujours une grande marge pour nous dépasser.
  • Depuis le début, les cyclistes nous disaient un “Bonjour” qu’on n’arrivait pas à comprendre. J’ai pourtant étudié l’allemand pas mal d’années ! Ce n’était ni Hallo, ni Guten tag… Non, ce mot c’est Servus ! Je ne connaissais pas ! C’est nouveau ?
  • les allemands sont-ils plus respectueux que les français ? En tout cas, souvent on a vu des légumes en vente au bord de la route où chacun met sa pièce dans une boîte pour payer. Il n’y avait pas l’air d’y avoir d’abus. Ou sinon… mieux vaut éviter de passer au rouge sur le passage piétons pour ne pas attirer les foudres ; et être de la route en vélo alors qu’il y a une piste cyclable pas loin… aie aie aie, ça ne plaît pas, surtout aux personnes âgées !